lundi 3 décembre 2007

Bilan - Amérique du sud

Voici notre point de vue sur cette région du globe. Attention, c'est notre opinion et notre vision personnelle. On y fait un petit résumé des éléments qui ont retenus notre attention et on termine par nos coups de coeur et nos déceptions.

Pérou :

Nous avons parcourus le Pérou beaucoup plus que les autres pays de l'Amérique du Sud. Le Pérou nous a fasciné par la diversité des paysages qu'on y retrouvent. C'est un pays de montagnes, de canyons, de désert et de lacs. La température est très agréable, il fait un peu frais à certains endroits mais généralement beau sans humidité, parfois du temps plus venteux surtout dans les montagnes. Le Pérou est un pays très pauvre mais il possède tellement de richesse naturelle comme ses merveilleux paysages. Comme c'est un pays très montagneux, on en a eu pour notre argent avec les transports en autobus.
Sur le plan nourriture, nous mangions bien, les assiettes étaient généreuses et après un certain temps, on ne se faisait plus prendre, on commandait un repas pour deux : c'était bien suffisant.

Argentine :

En ce qui concerne Buenos Aires, comme la majorité des grandes villes, c'est bruyant, pollué et achalandé. Hormis notre vol, ça c'est bien passé. Faut dire que nous logions en plein centre-ville. La deuxième partie de notre séjour nous avons logé dans un apart-hôtel situé à Recoleta, banlieue de Buenos Aires. Dans cette banlieue, nous y retrouvions plus d'espaces verts et plus de tranquilité.
Là encore, la bouffe est excellente, les steaks sont énormes et très bons surtout à un prix très raisonnable.
Nous sommes allés aussi à Mendoza, région des vins. On a eu de la tempèrature très chaude. C'est une belle petite ville où manger et boire sont les activités premières. Évidemment, la visite des vignobles s'impose. Mais on y découvre aussi des oliveraies.
Petit anecdote : le premier dîner qu'on se paye à Mendoza en Argentine est un repas péruvien! Nous ne le savions pas, nous entrons dans le resto et on voit un décor péruvien et lorsqu'on prend le menu, on s'est aperçu que c'était des mets du Pérou.

Chili :

Santiago, la capitale nous a presque ramené en Amérique du nord. La ville est très moderne avec son métro tout neuf, ses gratte-ciels et sa vie urbaine agitée. La fin de semaine, par contre, plusieurs magasins et restaurants sont fermés.
Nous avons également visité Vina del Mar et Valparaiso sur la côte du Pacifique. Nous avons bien aimé c'est deux villes. Valparaiso est plus vieille et moins sécuritaire que Vina del Mar. On a parcouru un peu les plages mais la température était fraîche et l'eau de la mer trop froide pour nous baigner. Nous avons très bien manger à Vina del Mar grâce aux suggestions de Jean-Yves, le propriétaire d'un restaurant belge-français.

Coups de coeur :
Notre coup de coeur va incontestablement au Pérou, nous avons particulièrement aimé ses paysages, le dépaysement et la générosité des gens. L'île de Taquile nous a séduit, on aurait cru revenir 100 ans en arrière.
Finances :
Nos six semaines nous ont coûté 6 522$ soit une moyenne de 79,54$/jour/personne. Il faut comprendre que pour notre séjour au Pérou, nous avons utilisé un agence de voyage pour organiser notre séjour et avons parcouru le pays en avion.
Finalement, il a été très agréable de rencontrer la famille Turcotte-Nault avec laquelle nous avons passé de très bons moments.

vendredi 12 octobre 2007

Bilan - Amérique centrale

Voici notre point de vue sur cette région du globe. Attention, c'est notre opinion et notre vision personnelle. On y fait un petit résumé des éléments qui ont retenus notre attention et on termine par nos coups de coeur et nos déceptions. On fait également état des dépenses et de nos états d'âme à la demande de plusieurs.

Honduras (Valle de Angeles)

La température est très agréable, il y fait généralement beau sans humidité. Il y a toujours un petit vent agréable. Le Honduras possède deux classes sociales, les riches et les pauvres qui bien entendu représentent la majorité. Mais ces gens sont très fiers, expressifs et chaleureux.

Sur le plan nourriture, il faut aimer manger des frijoles (fèves rouges en purée) qui sont servies à toutes les sauces. Déjeuner, dîner et souper et même à la pause-café. Les bananes plantains sont également très populaires ainsi que les tortillas de maïs. Enfin, on peut se sauver la vie avec le poulet qui est aussi très présent dans l'alimentation en Amérique centrale. Quant au boeuf, oubliez ça, c'est de la vache (enragée).

La quantité de chiens errants nous a surpris ainsi que le nombre de cellulaires que les jeunes possèdent. Il faut dire qu'un cellulaire coûte environ 40$ et ce prix inclus 30$ de temps d'antenne. Le coût d'utilisation est de 0.07$ la minute!!! Les coûts d'utilisation d'internet sont très bas, 1,00$ l'heure et les appels vers le Canada 0.07$ la minute. On a également été surpris de voir la quantité de pins (arbre) en Amérique centrale, c'est d'ailleurs l'arbre emblème du Honduras ainsi que le perroquet rouge, jaune et bleu. (Celui qui a mordu Linda Hi Hi Hi)

Les gens ne possèdent pas de sécheuse, ils étendent le linge à l'extérieur et rare sont ceux qui ont une laveuse. Le lavage se fait encore à la main. Ils laissent la vaisselle sécher sur le comptoir, ils n'ont pas de linge à vaisselle. Aussi, ils ne semblent pas avoir de bains, seulement des douches.

Malheureusement, nous n'avons pas eu le temps de nous rendre à Copan et sur la côte des Caraibes. Copan est le principal attrait touristique du Honduras. C'est là que se trouvent les ruines mayas. Il faut deux jours de bus pour s'y rendre et nous avons préféré nous reposer avant de repartir pour l'Amérique du Sud. Ce n'est que partie remise !
Autre déception, nous étions partis avec l'intention de faire de l'Aide humanitaire au Honduras mais nous avons constaté d'une part que nous n'aurions pas le temps avec les cours d'espagnol et d'autre part que les organismes d'aide humanitaire ne sont pas accessibles et structurés. D'ailleurs un Québécois qui réside à Valle de Angeles a abandonné après plusieurs années et disait que les gens s'entraident entre eux et ne voient pas toujours la nécessité d'être aidés par des étrangers. Gloria, une professeure de l'école qui aide les familles vivant dans les montagnes nous a dit qu'ils apportent de l'aide mais que si au bout d'un mois les gens ne se prennent pas en main, ils abandonnent leur aide afin d'éviter qu'ils en dépendent.

Nicaragua

Les transports par autobus semblent un peu mieux organisés, il sont très nombreux, certains très récents et la concurrence est très forte. C'est la course aux clients, les transporteurs viennent vous chercher sur le bord de la route pour vous embarquer et crient à tue-tête leur arrivée et leur destination. Les bus se doublent pour arriver avant l'autre à l'arrêt pour prendre les clients. À celui qui embarquera le plus de passagers. C'est très amusant des courses de bus! Aussi, le coût du voyage est fixe que l'on fasse 100 mètres ou 60 km selon la destination finale du bus. Par exemple, de Granada à Rivas (65 km), nous avons payé 1,50$ chacun. Il faut embarquer bien du monde pour payer le carburant.

Nous avons beaucoup aimé Granada mis à part notre première nuit. C'est une belle ville coloniale et colorée. On y mange bien, la bouffe est diversifiée et le coût de la vie est très bas. Par contre, nous avons été déçus de l'île Ometepee. Il n'est pas possible de monter au sommet du volcan et il faut de six à huit heures pour se rendre à mi-chemin. Il n'y a pas grand chose d'autre sur cette île. Nous aurions probablement été mieux de nous rendre à San Juan del Sur et bénéficier des plages du Pacifique. Malgré tout, nous avons pris de belles photos.

Costa Rica

Très semblable aux deux autres pays, c'est-à-dire que les villages se ressemblent sauf que le coût de la vie est beaucoup plus cher même trop cher. C'est plus touristique que les deux autres pays et on y croise beaucoup plus d'Amaricains (dit à la Elvis Gratton!). Nous avons beaucoup aimé Manuel Antonio, le parc et les plages. Par contre, Puntarenas est à éviter, très désolant. Elle a probablement connu de meilleurs jours mais maintenant elle ressemble à une ville à l'abandon. San Jose, est la seule Capitale que nous avons vraiment visité, le centre-ville est agréable et possède beaucoup d'attraits touristiques. Nous avons évité les autres capitales parce trop dangeureuses et sans attrait.

En général

La durée du jour est très courte, pour nous c'est comme si nous étions tombés en automne deux mois plus tôt. C'est dur sur le moral.

La topographie est très accidentée, les routes sont à flanc de montagnes et on passe notre temps à monter et à descendre. Les glissières de sécurité sont très rares et les précipices sont très profonds et seuls quelques petits arbres servent de garde-fous. Rien de trop rassurant. Les voies doubles pour monter les côtes n'existent à peu près pas, donc on attend derrière les camions ou on dépasse à nos risques. Le code de la route, c'est quoi ça ? Courbe ou pas, ligne double ou pas, on dépasse sans trop savoir s'il y a une voiture qui vient. Le klaxon est très utilisé pour signifier le dépassement. Force de constater que c'est la norme et que la voiture qui vient en sens inverse va ralentir pour laisser passer celle qui s'annonce. Au début c'est plutôt stressant mais on s'y fait. Imaginez ça dans un autobus de 45 passagers à 100 Km heure ! Oubliez l'accotement, il n'y en a pas c'est le précipice. Vive le sport extrême.

Aussi nous avons constaté qu'il y a peu de fumeurs et les gens ne consomment pas beaucoup de boissons alcoolisées mais beaucoup de liqueurs.

États d'âme

Linda : Après 2 semaines au Honduras, je m'ennuyais déjà de la bouffe de chez-nous. Des frijoles, des frijoles et encore des frijoles, non merci, j'en ai assez. Surtout que ça fait effet.....j'ai perdue au moins 5 kilos alors pour un régime je vous le conseille.

Pour ce qui est des cours d'espagnol, j'ai trouvé cela très intensif et étourdissant. Mais cela a valu la peine. J'avoue qu'au Nicaragua je ne me sentais pas en sécurité, j'avais constamment peur, peut-être à cause de tout ce qu'on a entendu sur ce pays, mais finalement tout s'est bien passé et la fille a eu plus peur qu'il ne fallait. Au bout d'un mois, j'ai eu un "down" , le mal du pays??? peut-être mais en tout cas, j'avais le goût de revenir au Québec. Somme toute, je suis contente d'avoir visité l'Amérique centrale et maintenant j'ai hâte de découvrir les autres continents.

Michel : J'ai bien aimé les cours d'espagnol. Comme d'habitude, j'ai fait le fanfaron ce qui a permis de mettre beaucoup de "fun" dans les journées. J'avais cependant hâte d'arriver à la dernière journée. J'aurais bien aimé pouvoir utiliser du temps pour voyager au Honduras mais les devoirs et les études ont demandé beaucoup de temps. Par contre, je suis très content de pouvoir communiquer en espagnol même si certaines journées j'ai l'impression d'avoir tout oublié. J'étais plus téméraire que Linda, surtout le soir et dans les autobus. J'ai dû m'ajuster. Tout comme pour Copan, je pense qu'avoir été seul, j'y serai allé par contre j'en serai revenu complètement brulé. Beaucoup plus sage d'avoir pris une pause pour la suite du voyage. J'ai aussi eu mon "down", le lendemain de Linda lorsque nous sommes arrivés à Puntarenas. J'aurais pris l'avion et aurais été prendre une maudite bonne bouffe avec les amis au Québec. Par chance, cela n'a duré qu'une journée. C'est réconfortant d'être deux dans ces moments-là. En gros, je suis content d'avoir fait l'Amérique centrale et je suis aussi très content d'en être sorti.

Nous : On se porte bien, la vie de couple 24/24 se vit bien. Par chance que nous sommes deux, ça rend le voyage plus facile à vivre. La plupart du temps, nous avons côtoyé des gens ce qui fait que nous n'étions pas seuls 24/24.

Coups de coeur :
  • les professeurs de l'école pour leur disponibilité et leur dévouement.
  • les gens rencontrés pour leur sourire, gentillesse et hospitalité. Ils ont toujours aimé discuter avec nous malgré la langue et nous félicitaient pour notre espagnol.
  • Manuel Antonio pour son parc et ses plages et Granada pour son style colonial.

Déceptions :
  • l'impossibilité de faire de l'aide humanitaire.
  • le manque de temps pour nous rendre aux ruines de Copan.
  • l'île d'ometepee (volcan inaccessible).
  • les infrastructures routières, énormément long de se déplacer d'un lieu à un autre.

Finances :
Nos six semaines nous ont coûté 1 933$, sans compter le coût des cours d'espagnol, soit une moyenne de 23,01$/jour/personne.


Finalement, nous devons dire un gros merci aux personnes que nous avons côtoyées durant notre séjour. Nos professeurs, les nouveaux amis que nous avons connus et toutes les personnes qui nous ont suivies pendant ce périple.